Accueil A la une « Si on me convoque à la veille des élections, je ne...

« Si on me convoque à la veille des élections, je ne répondrais pas »

82
0

Le leader du Pastef continue de défendre la thèse du complot dans l’affaire dite « sweety beauté ». Dans un grand entretien publié hier, Ousmane Sonko dit être impatient de faire face au juge pour que cette affaire soit bouclée une bonne fois. Il a soutenu qu’il n’acceptera pas que ce dossier soit utilisé comme une arme pour le détruire.

Ousmane Sonko s’est prononcé sur l’affaire « sweety beauté » l’opposant à la masseuse Adji Sarr. Le leader du Pastef, dans un grand entretien, a commencé par présenter ses condoléances aux familles éplorées. Il s’est également incliné devant la mémoire du défunt juge instructeur, Samba Sall, qui, on le rappelle, avait en charge ce dossier. Par la suite, Sonko a souhaité que le défunt juge soit rapidement remplacé avait que ce dossier soit instruit et bouclé. « On veut que le juge Samba Sall soit remplacé le plus rapidement possible. On est impatient d’aller en procès parce que c’est un dossier vide. Et si le juge d’instruction fait correctement son travail, le dossier sera classé sans suite. Mes avocats connaissent très bien le droit donc, on ne peut pas nous condamner sur la base du faux », a dit le leader du Pastef. Sur une question de savoir pourquoi il a refusé de déférer à la convocation de la justice, Ousmane Sonko a tenu à préciser que : « on ne combattait pas pour ne pas déférer à la convocation de la justice. Cependant, on n’était sorti parce que nos droits étaient violés. Les sénégalais n’accepteront jamais l’injustice. Par ailleurs, le ministre de la justice a dit qu’il y’aura un procès. Je lui rappelle que ce n’est pas à lui de décider de ce qui adviendra dans ce dossier ». En réponse au ministre de la justice, Sonko a lancé : « je suis plus que jamais déterminé à réclamer le respect de mes droits. Je n’accepterai pas que ce dossier soit utilisé comme une arme pour salir mon casier judiciaire. Si l’Etat persiste, on fera face parce que je suis redevable envers nos morts. Et si j’étais coupable, je vous assure qu’il y’aura pas de mort. J’irai répondre tranquillement. C’est plutôt un complot pour me détruire. Et je vous dis ici que s’ils attendent jusqu’à l’approche des élections pour me convoquer je n’irai pas ».

« Rien ne m’empêchera d’être candidat en 2024 »

Sur le respect des institutions, le leader du Pastef a reconnu que nous avons des magistrats sérieux dans ce pays. « Mais le problème c’est le président de la République et son gouvernement. Macky Sall choisit toujours un magistrat qui n’est pas là pour appliquer la loi pour lui confier le sale boulot. On parle de respect des institutions mais si on choisit les mauvaises personnes pour diriger ces institutions, on ne peut pas parler de respect des institutions », a dit Sonko. Avant de poursuivre : «  on respecte beaucoup les institutions mais on ne respecte pas certains hommes et femmes qui incarnent ces institutions. Et rien ne m’empêchera d’être candidat en 2024. Même la justice ne peut m’en empêcher ». Concernant sa relation avec les guides religieux, Sonko a dit que : « ils (Macky et son gouvernement) ont dit aux chefs religieux que je suis un terroriste. Ils ont terni mon image et certains guides religieux avaient pris ça au sérieux. Le gouvernement et certains chambellans qu’ils ont payé travaillent pour que je n’aie pas de tête à tête avec ces guides religieux. Mais quand je me suis entretenu avec certains d’entre eux, ils ont compris. Les chefs religieux sont une chance pour notre pays ». Par ailleurs, des manifestations ont été notées lors de la convocation de Sonko. Ceci, disait le président Sall, était causé par le fait que la situation mondiale est difficile à cause de la Covid-19. Sur ce, le chef de l’Etat a réorienté le budget pour l’emploi des jeunes. Mais, indique Sonko, ce ne sont pas les milliards qui vont régler le problème des jeunes. « Ce n’est pas en mobilisant des milliards qu’on va régler le problème de l’emploi au Sénégal. Il faut créer un environnement économique propice pour permettre au secteur privé de recruter massivement », préconise-t-il.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici