lundi, septembre 27, 2021
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Côte d’Ivoire – Laurent Gbagbo : « Il fallait écarter un concurrent gênant »

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L’ex-président ivoirien a affirmé lundi qu’il avait été envoyé en 2011 à la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye car « il fallait écarter un homme gênant ». Laurent Gbagbo intervenait devant la presse et des chefs coutumiers dans son village natal de Mama.

« La CPI, ce n’était pas sérieux, il fallait écarter un homme gênant, un concurrent gênant, alors on m’a mis là-bas », a déclaré Laurent Gbagbo, lundi 28 juin, alors qu’il se trouvait à son domicile de Mama, son village natal, dans le centre-ouest de la Côte d’Ivoire. « Mais je ne regrette pas, parce que si j’étais revenu avec un titre de criminel, c’est vous tous ici qui alliez avoir honte », a ajouté l’ancien président, définitivement acquitté fin mars par la CPI, où il était notamment poursuivi pour crimes contre l’humanité.

« Je ne suis pas un criminel »

« Même les blancs qui ne nous connaissent pas, qui suivent nos petites querelles ici, ont su que je (n’étais) pas un criminel. Moi je fais tout, hein, mais je ne suis pas un criminel », a ajouté Laurent Gbagbo sous les rires de l’assistance. C’est la première fois depuis son retour en Côte d’Ivoire le 17 juin après dix ans d’absence que l’ex-président ivoirien évoque publiquement son jugement et son acquittement par la CPI. Plusieurs milliers de personnes lui ont réservé dimanche un accueil triomphal à Mama, dix jours après son retour à Abidjan.

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Lundi, il y a rencontré à son domicile des chefs traditionnels venus de tout le centre-ouest de la Côte d’Ivoire, une région qui est son fief, qui lui ont confié une mission de « réconciliation ». « C’est sa présence qu’on attendait pour la réconciliation. Il faut qu’il s’appuie sur sa popularité pour appeler le peuple ivoirien à la réconciliation totale », a déclaré Joseph Goli Obou, le « chef des terres » de Mama, une autorité locale, entouré de notables. Ces chefs traditionnels devraient également participer à une cérémonie destinée à le « purifier », comme le veut la tradition de son ethnie bété pour quelqu’un qui a été emprisonné et libéré.

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