Accueil Mis en avant Société Stations d’essence à foison sur la plage, déchets, odeurs fétides : Ce...

Stations d’essence à foison sur la plage, déchets, odeurs fétides : Ce n’est pas ce Joal, dont se rappelle Senghor

73
0
Une cinquantaine de stations d’essence longent la côte à Joal.

Une situation qui expose les populations de la célèbre ville du poète président devant un danger imminent.
En effet, les stations d’essence qui sortent de terre comme des petits pains ne sont pas distantes. Elles restent toutes collées les unes contre les autres.
Depuis quelques mois, la population constate ces services qui sortent de terre à foison. Une chose qui les inquiète.
Le pire est que ces stations d’essence ne répondent pas aux normes sécuritaires. Et même si c’était le cas, elles ne doivent pas être installées à quelques pâtés des maisons.
“Joal est très peuplé et nous n’osons même pas imaginer qu’un drame causé par une station y survienne. Imaginez qu’une de ces stations d’essence prenne feu. Les sapeurs-pompiers ne pourront pas circonscrire le feu. Déjà qu’il n’y a pas de caserne de pompiers dans la ville. Aussi ils devront faire 32 kilomètres avant d’arriver ici. Nous, en tant que jeunes dénonçons avec la dernière énergie l’installation anarchique de ces stations d’essence. Nous alertons aussi les autorités

Nous dénonçons aussi le fait que la mairie signe des contrats de bail avec les personnes désireuses d’ériger des stations d’essence”, fulmine, Moustapha Sall, habitant de Joal.
Ça devient inquiétant, pestent ces amis, en chœur. Un groupe de jeunes regroupés sur la plage discute de l’état de leur ville.
Ces jeunes qui se disent être l’avenir de demain réclament l’implantation de caserne de sapeurs-pompiers. Mais aussi, ils veulent une poste de police. Car, disent-ils, l’insécurité y est galopante.
Ils estiment que les agréments et les autorisations ne devraient plus être donnés pour l’installation de stations d’essence.
Si le président poète se rappelait de Joal de par sa beauté et de ses signares. Aujourd’hui, tout visiteur qui se rend à Joal se rappellera les tas d’ordures.
“Nous avons l’habitude de vivre avec les ordures. L’odeur est pestilentielle. C’est même devenu banale à nos yeux, tellement nous avons pris l’habitude. Nous avions mis en place un comité pour le nettoyage mais il n’y a pas eu de suivi car nous n’avons pas le matériel qu’il faut. Alors ça n’a pas eu de suite”, déplorent les jeunes.
Quoi qu’il en soit, cette jeunesse veut que Joal soit à la hauteur de cette ville tant chantée par le président poète.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici