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Sébikotane: la prison déverse des excréments en plein air, les maladies diarrhéiques troublent les populations

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Avec des mares d’eaux contaminées par les fosses septiques de la prison de Sébi-Ponty qui déverse en plein air des excréments, le danger plane dans les deux communes de Diamniadio et de Sébikotane, alerte le journal Walfadjri dans sa livraison de ce mardi 2 février. Ici, 14 % des enfants de moins de 5 ans sont atteints de maladies diarrhéiques. Une situation qui indispose les populations.

« La problématique de l’assainissement des eaux usées, telle
qu’elle se pose avec acuité dans la ville de Diamniadio, notamment à Sébi Ponty nécessite que des solutions adaptées soient prises
 ». Ce constat est du Cadre intercommunal de concertation et d’action /Citoyenneté et développement (Cica /Cd).

En effet, l’organisation intercommunale alerte sur d’éventuels problèmes environnementaux qui risquent d’arriver à Diamniadio et à Sébikhotane d’ici peu, si rien n’est fait. Pour Mamadou Ly qui parle au nom du cadre, l’eutrophisation et le comblement élevé des zones de circulation et lotissements anarchiques de ces communes sont des conséquences perceptibles de cette situation.

« Cette situation vient d’être exacerbée par l’implantation de la prison de Sebikotane qui déverse quotidiennement ses eaux usées des fosses septiques en plein air dans la nature, provoquant ainsi des mares d’eaux contaminées exposant les populations riveraines à de graves dangers d’ordre socio-sanitaires. Le taux de prévalence des maladies diarrhéiques à Ponty, notamment chez les enfants de moins de 5 ans est significatif, environ 14 % et interpelle les acteurs compétents pour des solutions urgentes et adaptées », explique le responsable du carde intercommunal Diamniadio-Sébikhotane.

La prison de Sébi-Ponty est contigüe à l’école élémentaire et le déversoir à ciel ouvert est à moins de 100 mètres. « C’est déjà l’ouverture des classes, nos mamans et sœurs ne perdent pas de temps pour exposer leurs étals de toutes sortes d’aliments
devant l’école guettant les élèves qui viennent s’approvisionner à la recréation. Et c’est cela le danger 
», explique Mamadou Ly.

Pour lui et ses camarades, rien ne pourra empêcher les mouches et les moustiques, agents vecteurs de toute sorte, dont la fièvre typhoïde, d’exercer leur travail de transmission chez cette cible très vulnérable que sont les enfants.

« Les conséquences sur l’environnement, le cadre de vie et la santé sont ressenties et vécues par les ménages comme étant liées à la mauvaise gestion des eaux usées par les responsables de la prison. La pollution des ressources naturelles, eau et sol, le
développement des vecteurs de maladies hydriques, l’insalubrité et la dégradation du patrimoine urbain, réseau de drainage, sont les conséquences les plus citées par les ménages interviewés
 », indique le cadre dans un document remis à nos confrères.

Les autorités locales impuissantes
Les maladies dermiques, maladies respiratoires en prolifération, occasionnées par la baignade des enfants et les odeurs nauséabondes émanant de cette rivière septique affectent gravement le bien-être des habitants. « Malgré l’interpellation et les sommations récurrentes des responsables de la prison par les populations, la situation empire et continue d’affecter les populations. L’autorité sanitaire locale a fini de démontrer son incapacité et n’en a cure. Le maire de Sébi, avisé n’a daigné la moindre réaction et affiche une irresponsabilité et un silence rituel coupable », lance M. Ly.

Le cadre intercommunal de concertation et d’action /Citoyenneté et développement veut des propositions correctrices.

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