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Métiers du pétrole et du gaz : ces niches porteuses d’emplois à saisir

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La question de l’emploi et de l’employabilité des jeunes dans le secteur du pétrole et du gaz était, hier, au menu d’un atelier organisé par le Ministère du Pétrole et des Énergies. Les échanges entre les différentes parties prenantes ont permis d’identifier les niches porteuses d’emplois et de réfléchir sur un plan de formation aux métiers relatifs à ce nouveau secteur.

D’ici deux ans, le Sénégal devrait entrer dans le cercle restreint des pays producteurs de pétrole et de gaz. Mais, les autorités n’ont pas l’intention de se contenter de la seule rente pétrolière. Elles ont ainsi fait de la question de l’emploi et de l’employabilité des jeunes dans ce nouveau secteur une priorité. C’est le sens de la tenue, hier, d’un atelier sur l’identification des secteurs porteurs d’emplois et un plan de formation aux métiers du pétrole et des énergies s’inscrit dans ce même ordre d’idées. Cette rencontre qui a réuni compagnies pétrolières, sociétés de services, entités étatiques et entreprises du secteur a été l’occasion pour le Ministre du Pétrole et des Énergies de rappeler « l’intention et la volonté des pouvoirs publics de répondre favorablement aux besoins et aux questionnements légitimes autour de l’emploi et de l’employabilité des jeunes dans ce nouveau secteur ». Pour Aïssatou Sophie Gladima, il est impératif de répertorier l’ensemble des activités de la chaîne de valeur pétrolière et gazière et de dégager des pistes de réflexion quant aux formations et aux compétences technologiques à mettre en place afin de répondre à la demande de l’industrie nationale et internationale.

Des besoins en personnels certifiés et spécialisés

Dans son intervention sur les métiers nécessitant le bac+, le Directeur de l’Inpg, Aguibou Bâ, a présenté les résultats d’une étude sur les besoins du Sénégal en personnel et ressources humaines dans le secteur du pétrole et du gaz. Il en est ressorti qu’en termes de techniciens et d’ingénieurs, le Sénégal n’est pas mal loti. Il en dispose déjà. Cependant, là où le bât blesse, c’est en matière de ressources humaines certifiées et spécialisées dans le secteur du pétrole et du gaz. « Lorsque la cartographie des offres de formation a été faite, on s’est rendu compte que l’offre de formation n’était pas suffisante et pour la plupart, elles sont inadaptées aux différents besoins de l’industrie », a-t-il précisé.

  1. Bâ a fait remarquer que dans un projet pétrolier, le gros des emplois créés sera dans la phase de développement, c’est-à-dire sur les trois ou quatre premières années. Malheureusement, a-t-il relevé, « la majorité de ces emplois et de ces activités se font à l’étranger ». Donc, en termes de valeur d’emplois locaux dans cette phase, on ne peut prétendre qu’à 9 %. Dans la phase d’exploration et de production, le Directeur de l’Inpg a indiqué que les emplois baissent pour se concentrer autour de 500 personnes à peu près, avec une centaine d’emplois locaux. Cependant, s’est-il empressé de dire, ce schéma n’est valable que si rien n’est fait. Et heureusement que le Sénégal a pris les devants avec la création de l’Inpg et d’autres initiatives. Ce qui, selon Aguibou Bâ, pourrait permettre au Sénégal d’avoir des pourcentages plus élevés.

Secteur indirect et services connexes, les niches les plus prometteuses

Il est ressorti des échanges que les besoins les plus prometteurs en matière d’emploi dans le pétrole et le gaz restent le secteur indirect et les services connexes. « Dans la branche amont (exploration, production…), les besoins vont être relativement faibles. Dans le domaine de la distribution, du raffinage et de la chimie, les besoins vont être assez modérés. Par contre, c’est dans le secteur indirect et les services connexes que les besoins seront assez prometteurs », a indiqué le Directeur de l’Inpg. Dans ce lot, on retrouve les métiers de support indirects (les financiers, les traders, l’hôtellerie, la restauration, la sécurité, l’entreposage, les services juridiques, le transport de personnel, la logistique, la maintenance) et les métiers de support directs (contrôleurs de qualité, soudeurs, génie civil, électriciens, l’inspection, la santé, l’environnement, la construction…). Fort de ce constat, il est recommandé d’axer les formations sur les besoins de l’industrie. « La clé, c’est d’analyser les besoins de l’industrie, définir les différents profils et les métiers ciblés et élaborer des formations professionnalisantes », a indiqué Aguibou Bâ.

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