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Leur mosquée proche d’un effondrement : Wakhinane alerte et demande à l’État d’agir

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Les fidèles qui fréquentent la mosquée de Wakhinane dans la commune de Pikine alertent l’État contre l’effondrement de leur mosquée dont un rapport de la direction de la Protection civile, remise à l’autorité, avait ordonné la réparation du bâtiment, à défaut de sa reconstruction.


Leur mosquée proche d’un effondrement : Wakhinane alerte et demande à l’État d’agir

Construite il y a de cela 56 ans, la mosquée de Wakhinane qui a organisé sa première prière en 1964, est menacée de tomber en ruine. Des fidèles qui la fréquentent, préviennent l’État d’une éventuelle catastrophe par effondrement subit. Si Wakhinane sollicite la reconstruction de sa mosquée, plaident-ils, c’est parce que toutes les mosquées qui ont le même âge que la leur ont été reconstruites.

Ils révèlent que le rez-de-chaussée est recouvert par la dalle et ne mesure même plus un mètre. Fermée depuis deux ans maintenant, cette mosquée n’a pas de gouttière. En sus, l’eau qui s’y déverse pendant la saison des pluies, traverse la dalle pour fondre les fers.

Sa menace d’effondrement est réelle, préviennent les fidèles, qui renseignent qu’une équipe de la Protection civile, ainsi qu’une mission de la Direction de la surveillance des constructions et de l’occupation du sol de passage sur ces lieux a fait un rapport remis, selon ces fidèles, au sous-préfet de Pikine à l’époque, et au maire de Pikine Est.

À défaut d’une reconstruction, des réparations d’envergure sont conseillées pour protéger les fidèles de l’effondrement de la bâtisse. À Wakhinane, si cette affaire est très prise au sérieux par les fidèles lanceurs de l’alerte, c’est qu’ils remarquent l’existence de problèmes graves au niveau du bâtiment de la mosquée, toutes hauteurs confondues. Elle présente des déficiences importantes et des conditions critiques. Ils disent ne pas attendre qu’il y ait décès pour prévenir.

L’étude scientifique effectuée par les services compétents confirme les doutes des fidèles qui soutiennent ne pas pouvoir rester les bras croisés devant cet éventuel fléau.

Si, en principe, l’État est responsable sans faute des dommages causés à autrui par les immeubles ; il a intérêt à faire cesser la dégradation dangereuse d’un bâtiment en utilisant les procédures adéquates pour prescrire la réparation ou la démolition des murs, bâtiments ou édifices quelconques lorsqu’ils menacent ruine et qu’ils pourraient, par leur effondrement, compromettre la sécurité, ou lorsque, d’une façon générale, ils n’offrent pas les garanties de solidité nécessaires au maintien de la sécurité publique.

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