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Incendies mystérieux à Ndianda : << Ma maison a pris feu à 8 reprises en 15 jours >>

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Un calme quasi monacal règne, tout sauf ces méchants et récurrents incendies qui perturbent depuis le 14 décembre dernier, la quiétude des populations. La cause réelle demeure inconnue. Mais, les populations avancent la thèse de la présence d’une force maléfique, en l’occurence un djinn. Le premier incendie s’est déclaré dans la concession du sieur Dame Ndiaye. Ecorce basanée, corpulence fine Rokhaya Sarr, mère de 12 enfants et nièce de Dame Ndiaye, s’en rappelle comme si c’était hier. << C’etait le 14 décembre 2020, vers 17H30. On était dans la cour en train de prendre du thé en famille. Ma fille faisait le linge à côté et subitement on a aperçu le foin prendre feu >>, se souvient Rokhaya Sarr. Selon elle, le feu commence du haut vers le bas et personne n’en connaît l’origine. << Nous avons réussi à l’éteindre, mais une dizaine de jours aprés, l’incendie a repris de plus belle. Cette fois-ci, toute une chambre et des habits ont été consumés. On n’a rien pu sauver.>>

<< Depuis que ma concession a pris feu, nous vivons tous dans ce seul bâtiment qui tient encore debout >>

Le drame de la famille Ndiaye est presque similaire à celui de Sokhna Seck. Sinon pire. Assise sur un banc, le buste adossé à un mur, Sokhna Seck tient son petit commerce au bord de la route. Cette veuve de 72 ans et mère de 9 enfants ne dort plus du sommeil du juste. Elle est térrifiée par cette série d’incendies qui ravage depuis bientôt un mois leur localité. EN deux semaines, sa concession a pris feu prés d’une dizaine de fois. << En moins de 15 jours, des chambres et l’enclot des chèvres de ma concession ont pris feu à 8 reprises >>, embraie Sokhna Seck. Qui précise : << Si le reste du bâtiment n’avait pas été construit en dur, on dormirait à la belle étoile. Et même malgré cela, il a pris feu à 4 reprises. Il faut que l’Etat nous vienne en aide, car je n’ai nulle part où aller.>> La vieille dame ne dissimuler son désarroi. Dans sa concession, tout ou presque a été réduit en cendres. Dans un coin, des briques sont superposées. C’est tout ce qui reste de la chambre de sa fille. Sokhna souffle : << Elle a pris feu successivement deux fois dans une même soirée. Ce jour-là, l’incendie était tellement violent que les gens ne parvenaient pas l’éteindre. parmi les garçons qui avaient grimpé sur le mur pour l’éteindre, un est tombé au coeur du brasier. Je me suis évanouie croyant qu’il serait consumé par les flammes >>, explique Sokhna Seck. Qui poursuit : << J’ai été admise en urgence au poste de santé et j’ai été mise sous perfusion. Heureusement, il y a eu plus de peur que de mal. Le garçon s’en est tiré avec de légères brûlures.>> Depuis cette serie d’incendies dans sa concession, Sokhna et sa famille vivent dans la promiscuité. << Nous vivons tous dans ce seul bâtiment qui tient encore debout. Avec mes 4 fils et leurs épouses, ma fille qui est veuve et ses enfants, nous nous entassons comme des sardines dans deux pièces. Celle qui est divorcée dort dans la véranda avec sa progéniture >>, détaille Sokhna Seck. Selon elle, presque tout leur bien a été consumé par cette série d’incendies. << Nous n’avons encore reçu aucune aide et on en a vraiment besoin >>, geint la vieille dame.

<< On nous a dit que c’est l’oeuvre d’un être surnaturel >>

<< Cette situation est terrible >>, hoquète Ousseynou Diouf. Marié à 3 épouses, l’homme a pris des congés pour assister sa famille dans cette dure épreuve. << Certes, je ne peux rien contre cette série d’incendies, mais je sais que ma présence les réconforte >>, dit-il. Assis sur une chaise en fer, silhouette fine enveloppée dans un blouson bleu, la tête inclinée vers la gauche, Ousseynou est ingénieur en Génie civile dans une entreprise de la place à Dakar. << On nous dit que c’est l’oeuvre d’un être surnaturel (djinn). Il s’en prend à nos vivres et nos habits. Dans notre concession, l’incendie s’y est déclaré à 8 reprises. Presque tout ce que nous avions récolté a été consumé >>, indique-t-il. Ousseynou Diouf d’enchaîner : << Si un incendie se déclare la nuit , on risque d’avoir des pertes en vies humaines. Ce qui n’est pas encore le cas grâce à la promptitude des secours du voisinage duran la journée.>> Décortiquant de l’arachide dans un bol en nickel, la deuxième épouse d’Ousseynou Diouf, Fatou Ndong, laisse entendre dans la foulée : << En un seul jour, trois endroits de la concession ont pris feu à des intervalles trés réduites. Ceux qui éteignaient le feu n’ont même pas eu le temps de regagner leur domicile qu’un autre s’est déclaré dans la même concession. C’est infernal.>>.

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