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Gestion de la maladie du Coronavirus : Disparition de patients internés chez eux, le ministère de la santé compte »renforcer la prise en charge à domicile »

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Le gouverneur de Kaolack a fait une sortie révélant la fuite des malades du Covid-19 pris en charge à domicile. Y a-t-il péril en la démeure ?

S’il y a quelques personnes qui ont disparu dans le cadre de la prise en charge à domicile, il n’y a pas du tout péril en la demeure. Peut-être améliorer la sensibilisation pour inciter les patients à respecter les procédures de prise en charge à domicile qui est aujourd’hui une stratégie privilégiée dans le cadre de cette riposte. Il faudrait qu’à tous les niveaux, notamment au niveau des communautés, qu’on puisse rassurer les patients et leur indiquer que par rapport à la prise en charge à domicile, ils doivent suivre les directives qui leur sont données par les professionnels de santé afin de se préserver et de préserver leur entourage.

Est-ce que cette situation de malades en fuite a été constatée dans d’autres régions du pays ?

C’est vous-mêmes qui me donnez cette information. En tout cas, nous, dans le cadre du Comité national de gestion des épidémies (Cnge) et dans le cadre aussi du groupe de prise en charge au niveau du Comité interne de suivi (Cis), il ne nous a pas encore été fait cas de patients qui ont disparus dans le cadre de la prise en charge à domicile.

Cette prise en charge à domicile n’est-elle pas le point faible de la lutte contre le virus ?

C’est tout à fait le contraire. Si vous vous souvenez, au début de l’épidémie, vous-mêmes vous avez pu constatez qu’il y a des patients qui étaient hospitalisés au niveau des Centres de traitement des épidémies. Et ces patients-là disaient que c’était bizzare qu’ils soient hospitalisés au niveau de ces centres, par ce qu’effectivement, ils étaient testés positifs, mais ne presentaient aucun signe. C’est ce qu’on appelle les patients asymptomatiques. Donc, c’est bizzare qu’un patient asymptomatique qui est testé positif, du moment où tous les contacts ont été testés, qu’on l’amène dans les Cte, il y siège une semaine ou dix jours, alors qu’il ne présentait aucun symptôme. Ce qui était compliqué à faire passer. L’autre élément qui est plus important, c’est qu’avec l’admission de ces malades asymptomatiques au niveau des Cte, on pouvait avoir des contraintes par rapport à la disponibilité des capacités litières. C’est pour cette raison que nous avons décidé, dans le cadre de la riposte, de débuter la prise en charge à domicile. Je rappelle que la prise en charge à domicile est une stratégie trés importante qui est recommandée par l’Organisation Mondiale de la Santé (Oms) et qui se fait dans plusieurs pays au niveau mondial. Maintenant, le défi dans le cette prise en charge à domicile, c’est qu’il y a un certain nombre de procédures à respecter. Si ces procédures sont respectées, on pourrait de façon valable effectuer cette prise en charge à domicile. Ce n’est pas un point faible, a contraire c’est un défi qui devrait nous permettre d’arriver à combattre efficacement cette pandémie.

Le ministère est-il en train de réfléchir à une autre stratégie pour pallier à ce problème des prises en charge à domicile, surtout qu’on parle de malades qui disparaissent ?

Au contraire, au lieu de pallier à la prise en charge à domicile, il faut la renforcer. Aujourd’hui, la prise en charge à domicile est une stratégie majeure qui devait nous permettre de combattre cette pandémie. Il faudra la renforcer, il faudra l’évaluer et surtout rassurer les populations en leur demandant de respecter les procédures de façon rigoureuse. Aujourd’hui, on est à un peu plus de dix mois de riposte. Le défi, c’est la prise en charge. Donc, si aujourd’hui, on se permet de mettre les cas asymptomatiques au niveau des Centres de traitement des épidémies, ça pose probème. Aujourd’hui, la perspective sur laquelle nous travaillons, c’est d’avoir, au niveau de tous les Cte, des lits avec oxygène et des lits de réanimation pour pouvoir permettre aux cas graves et aux cas sévères d’être correctement pris en charge. Aprés, les cas asymptomatiques peuvent rester chez eux. maintenant, si on se permet de ne plus faire la prise en charge à domicile et de mettre tous les patients au niveaux des structures hospitalières, ça pose un problème. Le défi, c’est de sensibiliser davantage les populations pour les inciter à la détection précoce, pour les inciter aux respects des mesures dans le cadre de la prise en charge à domicile. C’est une stratégie que nous allons maintenir et que nous allons renforcer.

dakarbuzz

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