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LES MISES EN GARDE DES «DROITS-DE-L’HOMMISTES»

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La Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO), la Ligue Sénégalaise des Droits Humains (LSDH) et Amnesty International Sénégal (AIS) «appellent la population à respecter les mesures liées à l’Etat d’urgence et au couvre-feu

Ibrahima DIALLO  |   Publication 07/01/2021

«Les autorités étatiques et les Forces de défense et de sécurité doivent respecter les lois en toute circonstance», dans la «mise en œuvre du couvre-feu et d’autres mesures liées à l’Etat d’urgence». Ce sont des organisations de défense des droits humains qui alertent et préviennent contre toutes dérives et des abus dans l’application de ces mesures d’exception édictées par le chef de l’Etat, avant-hier mardi, à l’issue d’une réunion de crise sur la Covid19, pour contenir la propagation de la pandémie qui est en plein dans sa deuxième vague au Sénégal.

Dans un communiqué conjoint parvenu à la rédaction de Sud Quotidien hier, mercredi 6 janvier 2021, la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO), la Ligue Sénégalaise des Droits Humains (LSDH) et Amnesty International Sénégal (AIS) «appellent la population à respecter les mesures liées à l’Etat d’urgence, le couvre-feu en particulier.

Nos organisations exhortent les autorités étatiques et les Forces de défense et de sécurité à respecter scrupuleusement les lois en vigueur au Sénégal sur l’Etat d’urgence. Elles rappellent aux autorités et aux Forces de défense et de sécurité que les seules sanctions encourues par les personnes qui ne respectent pas les mesures en vigueur, dont le couvre-feu, sont celles prévues par l’article 21 de la loi 69-29 du 29 avril 1969 relative à l’Etat d’urgence et à l’Etat de siège, à savoir : un emprisonnement de 2 mois à 2 ans et une amende de 20 000 francs à 500 000 francs ou de l’une de ces deux peines seulement», rappellent les signataire du document.

Et les «droits-de-l’hommistes» de mettre en garde contre le recours à la violence à l’encontre des personnes qui enfreindront la loi, comme c’était le cas lors du premier couvre-feu. «Les actes de violence contre les personnes, qui ont été largement documentés lors du couvre-feu qui a duré du 23 mars au 30 juin 2020 ne doivent pas être tolérés et leurs auteurs doivent être traduits devant la justice. Les autorités doivent enfin prendre les dispositions utiles pour faciliter les déplacements de personnes pendant le couvre-feu, en cas d’urgence médicale ou familiale et les porter à la connaissance du public.»

Le président de la République du Sénégal, Macky Sall, a pris, le mardi 05 janvier 2021, un décret instituant l’Etat d’urgence dans les régions de Dakar et de Thiès à compter du mercredi 06 janvier. L’Etat d’urgence, qui est assorti d’un couvre-feu de 21 heures à 05 heures, est destiné à endiguer la recrudescence des cas de Covid-19 dans ces deux régions, notent Sadikh Niass (RADDHO), Assane Dioma Ndiaye (LSDH) et Seydi Gassama (AI Sénégal), au nom de leurs organisations respectives.

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