lundi, septembre 27, 2021
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la cedeao diffère pour 2027

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Les quinze pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) se sont accordés, samedi, à Accra (Ghana) pour le lancement, en 2027, de leur monnaie commune, dénommée ‘’ECO’’. Ce qu’a fait savoir le président de la commission, Jean-Claude Kassi Brou. Initialement annoncée pour juillet 2020, à la surprise générale de la communauté des huit pays de l’Union économique monétaire ouest-africaine (Umoa) par le président

 

Les quinze pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) se sont accordés, samedi, à Accra (Ghana) pour le lancement, en 2027, de leur monnaie commune, dénommée ‘’ECO’’. Ce qu’a fait savoir le président de la commission, Jean-Claude Kassi Brou.

 

Initialement annoncée pour juillet 2020, à la surprise générale de la communauté des huit pays de l’Union économique monétaire ouest-africaine (Umoa) par le président Ivoirien Alassane Dramane Ouattara qui, lors d’une conférence de presse conjointe avec le président français Emmanuel Macron, en visite officielle de trois jours en Côte d’Ivoire annonçait que la nouvelle monnaie ECO unique des quinze pays de la Cedeao, est prévue le 1er juillet 2020, cette monnaie ne verra pas le jour de sitôt. Du moins, si l’on se fie à l’annonce du président de la commission de la Cedeao, Jean Claude Kassi Brou, qui s’est ainsi exprimé à l’issue d’un sommet du samedi 19 juin au Ghana. « Les chefs d’Etat des quinze pays membres de la Cédéao ont adopté une feuille de route en vue du lancement d’une monnaie commune en 2027 », a-t-il fait savoir. Argumentant son propos, il laissera entendre qu’« en raison du choc de la pandémie (de COVID-19), les chefs d’État avaient décidé de suspendre la mise en œuvre du pacte de convergence en 2020-2021 ». Et d’ajouter : « Nous avons une nouvelle feuille de route et un nouveau pacte de convergence qui couvrira la période entre 2022 et 2026, et 2027 sera l’année de lancement de l’Éco ». Le naïra, la monnaie du Nigeria, première économie d’Afrique de l’Ouest, a un taux de change flottant tandis que huit autres pays de la région utilisent le franc CFA, arrimé à l’euro. Pour rappel, le lancement de l’Eco a été repoussé au moins quatre fois depuis 1983. La dernière échéance en date est fixée en 2027, après l’avant dernière de juillet 2020. Sera-t-elle respectée ? Rien n’est encore joué.UNE APPROCHE GRADUELLE PRECONISEE Selon nos informations, aucune rupture brutale n’est prévue avec le Trésor français, où se situent les réserves de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao). Il se susurrait en son temps que le gouverneur de la Bceao, Tiémoko Meyliet Koné était mandaté par « ADO » auprès des gouverneurs des banques centrales des autres zones monétaires de la Cedeao afin de tenter de les convaincre de soutenir ledit projet. L’économiste et enseignant-chercheur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Mor Gassam, le confortait en ces mots : « La rupture avec le système du franc CFA ne sera pas automatique avec le changement de nom. Il estime qu’il s’agit plutôt d’une décision politique ».ECO, UNE MONNAIE A MILLE QUESTIONS Un petit pas ou une révolution ? La question mérite d’être posée. L’annonce du remplacement du franc CFA par l’Eco dans huit d’Afrique de l’Ouest laisse ouvertes de nombreuses questions quant à sa portée, sa symbolique ou réelle, pour les économies et pour l’homme de la rue. En revanche, une chose ne change pas notamment l’indexation de la devise sur le cours de l’euro qui apporte une stabilité aux économies des pays de la zone mais les rend également dépendants de la politique monétaire de la Banque centrale européenne. « Cette réforme Macron-Ouattara est un coup de bluff. Le cadre de la politique monétaire demeure inchangé, elle a juste porté sur les symboles qui fâchent comme le nom », avait déploré Ndongo Samba Sylla, économiste et directeur des programmes à la Fondation Rosa Luxembourg à Dakar. Une source à l’Elysée reconnaissait la montée en bouclier contre cette manipulation des Africains que la question de la parité a été méticuleusement discutée en amont de l’annonce de la réforme et la réponse de nos interlocuteurs africains … était qu’il était souhaitable de maintenir cette parité, essentiellement pour des questions d’attractivité.

 

 

 

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